Dans cette section – en cours de création – on dresse l’inventaire de nos lectures sur Bruxelles. Si vous avez des ouvrages à nous conseiller, n’hésitez pas à nous faire signe sur info@dewey.be

« Mots de la Cage aux Ours » | Constant | Bruxelles | 2012.

Cet ouvrage est un condensé de la langue parlée dans le quartier de la Place Verboekhoven à Schaerbeek. Tous les mots sont également repris sous forme d’enregistrements sonores dans le dictionnaire sur lalangueschaerbeekoise.be. Les voix, les timbres, l’ambiance et les sons des enregistrements s’effacent dans le noir du texet, d’où le besoin de créer un dictionnaire unique, truffé de photos, de particularités stylistiques et grammaticales, et de textes explicatifs. Le dictionnaire a été rédigé à l’attention des habitants du quartier, ainsi que pour tous ceux qui s’intéressent aux langues et aux grandes villes. Ce volume se lit comme un échantillon sonore ou un portrait, mais il peut aussi être emporté comme un dictionnaire de poche à la découverte du quartier. Cette publication est enfin une introduction, une invitation et  – on l’espère – un outil de travail pour celui qui souhaite se plonger dans l’énorme richesse du melting-pot linguistique que l’on entend au quotidien dans la métropole. Salam !

« Bruxelles, un voyage à travers le monde » | ASP | Bruxelles | 2012.

Sur le Bruxelles de l’immédiat après-guerre s’est greffée une nouvelle ville, en partie avec les mêmes bâtiments, mais surtout avec de nouveaux habitants. Plus de la moitié des « Ketjes » ont aujourd’hui des racines étrangères. Entre la Basilique de Koekelberg et la Forêt de Soignes déambulent à peu près 170 nationalités différentes. Des placeurs de gyproc brésiliens aux Grecs qui se sont cassé le dos en construisant le métro, des petites dames bulgares dans les vitrines du quartier nord aux Libanais vendant leurs voitures d’occasion le long du canal. Restaurateurs chinois et vietnamiens dans le quartier de la Bourse, expatriés super diplômés dans le quartier Schuman, aristocratie russe dans une vallée uccloise. Sans mentionner les personnes d’origine mixte. Comment cette diversité impressionnante a-t-elle pu se développer à une telle allure en soixante années ? Bruxelles offre à ces nouveaux Bruxellois un visage et un passé. Non seulement le livre combine en un style narratif les témoignages et la recherche sur le sujet, mais il constitue aussi une déclaration d’amour à une métropole multicolore qui reflète l’histoire de notre planète. Un voyage à travers les hommes et la littérature. Et pour les non-Bruxellois, un voyage vers demain.

« Le Bruxelles des révolutionnaires » | CFC éditions | Bruxelles | 2016.

« Le Bruxelles des révolutionnaires » est un ouvrage collectif dirigé par l’historienne Anne Morelli. Dans ce livre richement illustré, le lecteur part sur les traces de la révolution de 1830 pour arriver à « Bruxelles, terrain d’action des luttes urbaines », en passant par la Grand-place « ouvrière » où les lieux de la capitale fréquentés par Marx, Lénine, Victor Hugo… Nous reproduisons ici l’introduction de l’ouvrage par celle qui l’a dirigé. Bruxelles est actuellement la ville du monde où se déroulent le plus grand nombre de manifestations. De toute l’Europe les manifestants y convergent : dockers refusant le dumping dans les ports européens, sidérurgistes privés de leur outil de travail, agriculteurs poussés à l’abandon de leurs terres par les multinationales de l’agroalimentaire, enseignants licenciés à la suite des coupes budgétaires, syndicalistes inquiets des décisions européennes limitant le droit de grève… Ils viennent manifester à Bruxelles, contre Bruxelles qui, dans le langage journalistique, représente la bureaucratie européenne, les décisions difficiles à comprendre, les économies drastiques, l’arbitraire administratif, qui s’imposent aux gens d’en bas via leurs gouvernements qui disent se plier devant « Bruxelles ».

« Agglomérer, une anatomie de l’extension bruxelloise » | VUB Press | Bruxelles | 2010.

Ce livre montre comment les fonctionnaires de l’Etat ont réussi à guider et à façonner l’agglomération bruxelloise. Il dissèque des archives de l’Etat afin de montrer comment au 19e siècle celui-ci a réussi à construire et à véhiculer une réflexion sur le temps, sur l’avenir et sur l’agencement auprès des autres protagonistes de la ville. Il démontre qu’aux mains des fonctionnaires de l’Etat, les quatre outils usuels de l’urbanisation que sont l’alignement, la projection, le régime urbain et le nivellement se sont modifiés jusqu’à devenir à la fois des énigmes philosophiques et des forces de la mutation territoriale elle-même.

« Espaces disputés, espaces partagés » | Dir. études et planification, Administration de l’Aménagement du Territoire et du Logement | 2015.

Bruxelles est depuis toujours un lieu de pouvoir important. Pour asseoir ce rôle, des investissements considérables ont été consentis régulièrement pour remodeler l’image de la ville. Bruxelles devient progressivement le lieu de résidence et d’exercice du pouvoir princier, royal, étatique, et supra-étatique, le nœud d’un réseau de circulation routier, par eau, ferroviaire, puis aérien, un lieu central de production et d’échange. Désormais Région à part entière d’un état fédéral, elle assume en outre le rôle de capitale de fait de l’Europe. La ville est aussi un espace de vie et d’habitat, déterminé par son histoire ancienne et par les développements rapides des 19e et 20e siècles. L’espace urbain s’en trouve à la fois partagé et disputé entre les différents acteurs et enjeux qui rythment le processus d’urbanisation au fil du temps. La ville au jour le jour résulte de la coexistence mais également de la confrontation des différentes fonctions urbaines (activités économiques, logement, équipements publics, transports) et des intérêts variés des acteurs économiques (propriétaire, entrepreneur, promoteur), politiques (prince, état, représentants) et des habitants qui se partagent l’espace et l’usage de la ville. Ces derniers, en raison de la démocratisation croissante du fonctionnement de la société, jouent aujourd’hui un rôle plus actif dans la gestion et l’aménagement de la ville.